L’OIF renforce les capacités des avocats de 15 pays francophones

Cotonou abrite du 21 août au 15 septembre 2017 la seizième session de formation initiale organisée par le Centre Internationale en Afrique de formation des avocats francophones (CIFAF) au profit des avocats stagiaires des barreaux francophones d’Afrique.
Cette session de formation qui se tient grâce au soutien de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est placée sous le parrainage du Professeur Mayatta NDIAYE MBAYE, Directeur général de l’Ecole Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA) et participe au renforcement de l’état de droit et à la promotion des Droits de l’Homme par la formation des avocats.

La formation dispensée aux participants par 36 formateurs sélectionnés dans les rangs des Bâtonniers et avocats membres des barreaux francophones d’Afrique, d’Europe, des Hauts Magistrats, des experts et des universitaires, est à la fois théorique et pratique. Les modules de la formation théorique sont essentiellement axés sur le droit processuel et portent globalement sur les principes directeurs du procès, les particularités procédurales propres aux voies de recours internes et devant les juridictions communautaires, régionales et internationales.
Le directeur du CIFAF, le Bâtonnier Jacques A Migan, à  la cérémonie d’ouverture rappelle en ces termes,  la nécessité d’une formation initiale pour les avocats stagiaires :
«…la compétence d’un Avocat et sa capacité à s’imposer au niveau national et international dépendent avant tout de sa formation. Son aptitude à traiter les nouvelles formes de contentieux juridiques dépend de sa curiosité, de sa volonté d’être toujours informé des nouvelles évolutions juridiques.  Notre profession est noble mais elle est très exigeante. Pour l’exercer, il faut faire preuve de solides connaissances, de disponibilité, d’écoute, de réactivité et de rigueur. Ces qualités ne sont pas innées. Elles s’acquièrent lors des études universitaires et se renforcent au cours d’un stage auprès d’un Maître car certaines techniques, certaines pratiques, certains usages ne s’apprennent pas dans les livres ».

Pour le Secrétaire Général de la Commission Nationale Permanente de la Francophonie du Bénin, président en exercice du Réseau des Structures et Institutions en charge de la Francophonie en Afrique de l’Ouest (RESIFAO), le professeur Adolphe Kpatchavi :

«Le français est une lange de savoir et surtout une langue de partage de connaissance et d’expériences .C’est un grand honneur pour notre pays le Bénin d’être la terre d’accueil de cette grande rencontre internationale des avocats de l’espace francophone, qui est devenue depuis quelques années une tradition. C’est aussi une fierté pour l’OIF que le Bénin s’affirme encore une fois comme carrefour d’échanges de pratiques, de mutualisation des expériences, de renforcement des capacités des hommes de droits que vous êtes. Dans un contexte d’essoufflement de nos jeunes démocraties en Afrique, dans un contexte où les principes de la déclaration de Bamako sont de plus en plus remis en cause, dans un contexte où le terrorisme dicte sa loi partout et à tout moment, dans un contexte où nos prisons sont de plus en plus engorgées, l’OIF a le devoir de soutenir cette initiative qui participe à la promotion d’un état de droit dans les pays de l’espace francophone».